La surveillance sanitaire de l'eau

De la ressource jusqu’au robinet du consommateur, la qualité de l’eau distribuée par le réseau public est maintenue sous une surveillance permanente et rigoureuse.

Une surveillance sanitaire est ainsi mise en place, notamment sur le suivi du respect des exigences de qualité microbiologique, chimique et physique de l’eau mise à disposition de la population. La surveillance sanitaire s’exerce à deux niveaux :

  1. une surveillance du distributeur d’eau dans le cadre de sa prestation de service,
  2. un contrôle sanitaire de l’Etat au titre de la sécurité sanitaire des populations, confié aux ARS et qui intervient sur plusieurs niveaux :
  • la gestion des autorisations et des obligations réglementaires : Autorisations de captage, mise en place des périmètres de protection, autorisation des filières de traitement, conformité des matériaux constituants les réseaux publics et privés, conformité des éléments de protection pour éviter les phénomènes de « retours d’eaux » dans les réseaux publics),
  • le contrôle des installations de captage, de production et des installations de distribution, par des vérifications inopinées ou des inspections programmées,…
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SIAEP du pays d'Ancenis

Vous trouverez sur ce lien les résultats des différentes communes du pays d’Ancenis:

https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable

Les analyses sont faites de manière régulière, n’hésitez pas à consulter les analyses précédentes.

Les pollutions à la source

Des périmètres de sécurité:

Des périmètres de sécurité ont été mis aux alentours des prises d’eau d’Ancenis et de St Sulpice-des-Landes, avec des arrêtés préfectoraux.

Des eaux potables non-conformes mais sans risque sanitaire (source-ARS):
En 2012 et 2013, l’usage d’anti limaces à base de métaldéhyde conjugué à une situation météorologique favorable au transfert de cette molécule dans les cours d’eau s’est traduit par des concentrations anormalement élevées dans la plupart des cours d’eau de la région, y compris la Loire.
Les usines de production d’eau potable qui utilisent ces ressources en eau vulnérables sont dotées d’équipements destinés à retenir ces molécules de type phytosanitaire. Toutefois ce produit utilisé comme anti limace a la particularité d’être très soluble dans l’eau et de n’être retenu que très partiellement au niveau des usines de traitement d’eau potable.
C’est ce qui explique que des dépassements de la valeur limite réglementaire fixée à 0,1μg/l (0,1millième de milligramme par litre d’eau) aient été observés depuis 2012 pendant des durées allant de quelques jours à près de 2 mois. Ces dépassements ont touché l’eau d’alimentation de 1,3 millions de personnes en 2012, de plus de 900 000 en 2013 et plus de 400 000 en 2014 dans la région des Pays de la Loire.
Ces dépassements n’ont toutefois pas nécessité de restriction de la consommation car la toxicité de cet anti-limace, telle qu’elle a été définie par les instances sanitaires, ne survient que pour des expositions à des concentrations très supérieures à la valeur limite réglementaire (600 fois). Les teneurs observées dans la région n’ont pas dépassé cette limite sanitaire. Néanmoins, cet anti-limaces est un contaminant de l’eau que l’on ne devrait pas retrouver dans la ressource.

Les nitrates

 
Début 2017, la région a été classée en zone vulnérable à la pollution par les nitrates d’origine agricole en application de la directive européenne nitrates de 1991.
Une teneur en nitrates trop importante dans les cours d’eau et les nappes phréatiques a des
conséquences notables :
– dégradation de la qualité de l’eau utilisée pour produire l’eau potable qui nécessite de ce fait des traitements plus importants,

– pollution des eaux, dégradant les milieux naturels et contribuant au développement des algues dans les plans d’eau et aux marées vertes sur le littoral.

qualité de l'eau

La pollution des eaux par les nitrates est un enjeu majeur pour la région. Nicole Klein, préfète de la région des Pays de la Loire, préfète de la Loire-Atlantique, a signé l’arrêté préfectoral relatif au programme d’actions régional (PAR) concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole.
Cet arrêté entre en application le 1er septembre 2018 pour la campagne culturale 2018/2019.
Il constitue la 6ème génération de programme d’actions « nitrates ».